Dépose sécurisée des amalgames dentaires au mercure

Comprenez le protocole de dépose sécurisée des amalgames dentaires contenant du mercure.

Le Docteur Masson a mis au point un protocole de dépose sécurisée (sécuritaire) des amalgames dentaires pour préserver votre santé et celle de son personnel.

Un audit des concentrations de mercure ambiant, une formation du Dr Masson et de son personnel effectués par un toxicologue de l'université de Strasbourg ont été entrepris pour être à la hauteur de l'enjeu lors de cette étape délicate qu'est le démontage de vos amalgames dentaires.

L'environnement cabinet dentaire est décontaminé grâce un produit fixant les poussières et vapeur de mercure issue des déposes d'amalgames.

Pour toute question concernant la dépose d'amalgame n'hésitez pas à laisser un message au Dr Masson qui se fera un plaisir de vous répondre. 

La présence de mercure dans les amalgames dentaires

On retrouve le mercure dentaire au niveau des obturations faites après traitement des lésions carieuses. Celles-ci sont colmatées avec de l'amalgame d'argent.

Il s'agit d'un alliage entre une poudre ou limaille métallique contenant de l'argent, de l'étain, du zinc, du cuivre (50%) et un métal liquide à température ambiante : le mercure (50%)

Cet alliage se fait « à froid » (à température ambiante), c'est la raison pour laquelle il est utilisable au niveau des dents.Il est plastique après amalgamation et devient très dur au bout de quelques minutes.

Le mercure (Hg) a des propriétés antiseptiques efficaces pour limiter les attaques carieuses créées par les bactéries cariogènes (Streptocoques Mutans, Lactobacilles).

Cependant ce mercure, composé toxique pour l'organisme, se libère sous forme de vapeurs.

Associé à d'autres métaux dans l'amalgame, celui ci n'est pas fixé et se libère en fonction des frottements, de la température buccale et des attaques acides bactériennes ou alimentaires.

Plus la température est élevée plus les amalgames relarguent des vapeurs de mercure.

Comment déposer et décontaminer en présence d'amalgames dentaires au mercure ?

Pour une bonne décontamination de l'environnement cabinet dentaire le moindre déchet ou la moindre poussière d'amalgame doit être traquée. Une bonne aération des lieux de soins et de stérilisation est indispensable.

Le mercure des amalgames est un mercure inorganique lié à la limaille métallique cité plus haut.

Celui-ci est inhalé quotidiennement lorsque l'on porte des plombages.

Les bactéries peuvent transformer le mercure inorganique en mercure organique (methylmercure).

Ce dernier est très toxique, car il pénètre facilement les cellules. C'est aussi le mercure que l'on retrouve dans les gros poissons.

La chair des poissons contient par ailleurs du selenium et des Oméga 3 antidotes de ce poison.

Or ces antidotes ne se retrouvent pas dans l'amalgame dentaire au mercure !

La toxicité du mercure : une question de dose ?

La toxicité du mercure n'est plus à démontrer, c'est sur la dose inhalée ou ingérée qu'elle est contesté.

Pour beaucoup de chirurgiens-dentistes celle-ci est trop faible pour créer des problèmes de santé. Or on ne connait pas le seuil de toxicité en dessous duquel le mercure serait sans risque.

De nombreuses personnes ayant des troubles divers contestent la position des dentistes après avoir fait des analyses d'urines suite à la prise d'un chélateur (DMPS, DMSA ou EDTA).

Cette démarche nécessite la visite d'un médecin spécialisé.

Les effets des amalgames reconnus par les chirurgiens-dentistes sont surtout des effets locaux :

  • Réactions inflammatoires pulpaires
  • Lésion lichénoïde
  • Stomatodynie ou phénomène de bouche brûlante
  • Galvanisme oral
  • Tatouages de la gencive et des dents supports
  • Allergies

Aucune pathologie générale ne serait liée aux émanations de mercure des amalgames.

Ceci pourrait être contesté par les tests urinaires de mobilisation avec des chélateurs.

Le patrimoine génétique du sujet porteur d'amalgames aurait un rôle à jouer dans le déclenchement des maladies liées aux métaux lourds.

Quel rôle le chirurgien-dentiste a t'il vis-à-vis des amalgames au mercure ?

Le seuil de toxicité en dessous duquel le mercure serait sans risque étant inconnu, tout travail sur l'amalgame doit être conduit avec d'extrêmes précautions.

Le chirurgien-dentiste doit prendre la problématique au sérieux.

Elle est importante pour sa santé, celle de son personnel et bien sûr des patients.

L'ambiance des plateaux techniques dentaires est contaminée par les vapeurs de mercure.

Une aération (ex : fenêtre ouverte) est très importante, car le confinement de ces vapeurs les rend encore plus toxiques.

Un gramme de mercure est aussi dangereux qu'un kilogramme : c'est la vitesse de saturation de l'air ambiant qui est différente.

Au bout d'un moment le gramme de mercure a saturé l'air ambiant de la même manière que le kilo !

Et plus la température ambiante est élevée plus la saturation de l'air se fait rapidement.

Connaitre le mercure pour s'en protéger et protéger ses patients

La connaissance physique et toxicologique du mercure est très importante pour s'en protéger.

Tout chirurgien-dentiste devrait se former sur le comportement de ce matériau toxique. Car il va vivre avec, toute sa carrière professionnelle.

Le praticien doit se protéger, protéger son personnel (assistante dentaire, secrétaire, agent d'entretien…) et surtout ses patients, malades ou non. Le praticien doit protéger les patients qui ne connaissent pas le risque pour des raisons évidentes de prévention.

L'hydrargyrisme des chirurgiens-dentistes a été décrit sur le site de l'INRS.

Des audits de concentration de mercure ambiant doivent se faire pour prévenir, protéger les soignants et leurs patients.

La décontamination des sources mercurielles (déchets d'amalgames secs et humides) retrouvés dans tous les tuyaux d'aspiration des fauteuils dentaires, crachoir, séparateur est possible grâce à un produit fixant distribué par l'industrie.

La pose des amalgames dentaires ne se justifie plus à partir du moment ou une prophylaxie dentaire individuelle est pratiquée.

Cependant leur dépose est risquée et nécessite un historique médical préalable, un examen bucco-dentaire clinique et radiologique.

Un projet de remplacement par des matériaux biocompatibles doit être réfléchi au préalable.

On ne dépose pas des plombages toxiques sans s'informer de la qualité de la substitution et des méthodes de démontage.

Ces étapes d'analyses effectuées, il convient de protéger le patient et l'équipe soignante de la tête aux pieds. Les vapeurs lourdes se déposent sur la peau, les muqueuses, les cheveux et les vêtements.

Ce mercure diffuse plusieurs heures après le passage au cabinet dentaire si on ne porte pas de protections efficaces.

Ces protections sont jetées systématiquement après la séance, car il ne faut pas stocker de mercure. Celles-ci sont susceptibles de polluer l'air ambiant.

Précautions recommandées :

  1. Port d'un masque au charbon
  2. Mise en place d'un champ ou digue pour isoler la dent porteuse d'amalgame.
  3. Fraisage à minima avec extraction des morceaux métalliques.
  4. Chélation locale de la dent souillée.

Obturation provisoire avant la réception d'un matériau biocompatible souvent fabriqué en laboratoire de prothèse dentaire.

On ne retire pas un produit toxique pour le remplacer par un autre !

N'hésitez pas à questionner le chirurgien-dentiste sur ses méthodes de dépose et les précautions mise en œuvre.

Article rédigé par le praticien le 15/03/2016

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